12 juillet 2006
Pourquoi Slobodan ?
Oui, c'est vrai, vous êtes parfaitement en droit de vous poser la question, aussi je vous ferai la gentillesse, voire l'honneur (je suis Slobodan tout de même ! Vous en connaissez beaucoup vous, des Slobodan ? Non, alors de par ma rareté, je mérite un peu de respect, merci) de vous répondre.
Pourquoi s'appeler du nom d'un dictateur serbe, mort qui plus est, alors qu'il existe bien des prénoms qui m'attireraient d'emblée une bonne dose de sympathie ? Tout d'abord parce que Casimir était déjà pris, et qu'il ne restait plus qu'un seul Bisounours de libre, et c'était celui qui avait le pouvoir de balancer des arcs-en-ciel en aluminium très coupant, ce qui avait pour fâcheuse conséquence de provoquer de graves blessures au visage de l'enfant innocent que le Bisounours souhaitait arroser de joie colorée, et qui se trouvait en effet coloré, mais uniquement de rouge. Alors tant qu'à verser dans le sang, si j'ose dire, je me suis dit "allons-y franchement": quand il ne reste plus de monstre gentil ni de gentils ours, on se rabat sur les dictateurs sanguinaires, c'est le bon sens même.
J'ajoute que Slobodan dégage une douce et sonnante sonorité non seulement sanguinolante mais aussi sadique. En plus, au-delà de l'allitération, cela me permet d'étaler mon originalité, qui, à mon humble goût, ne l'est que peu sur la toile bloggeuse, alors même qu'elle mériterait un coefficient d'étalage au moins égal à celui d'une poignée (oui, je dis poignée) de Nutella sur le corps d'une amante abandonnée au désir de son partenaire.
Vous l'aurez compris, d'ici il ne sera que peu question de Politique Agricole Commune, de Psaumes et du cours de la bourse. Plus grave, vous risquez de ne pas tomber sur la photo de mon chien en train de dormir sur son joli tapis Mickey, oh comme il est mignon, je me demande même si je ne vais pas résister à la pourtant si pressante tentation d'afficher tous les jours le menu de mon déjeuner, avec sans doute une photo de pomme à moitié dévorée, oh comme elle est trognon.
J'ai décidé de sacrifier toutes ces informations savoureuses sur l'autel du risque, celui qui verra s'entrechoquer vie et vices, et peut-être pourquoi pas aussi des vis, sans doute au sein de ma future rubrique "Bricole avec Slobodan".
Voilà, vous savez tout ce qu'il convient de savoir à la suite de la lecture du texte d'introduction d'un blog. Vos commentaires sont les bienvenus - je prends tout : du simple salut au compliment en passant par la menace de mort et la demande en mariage. Sachez aussi qu'au-delà du style, du nombre de mots par phrase et de la brillance stellaire de vos propos, seule une chose m'intéresse : moi ! Euh, non, je veux dire : vous ! (ouf)